Les conditions, piliers et obligations de la prière

Publié le par abou 'abdiLAHi

Quant à ses obligations (des ablutions), elles sont au nombre de six :
Laver le visage : cela inclut le fait de remuer l'eau dans la bouche    [مضمضة
] et le fait d'inspirer et d'expirer l'eau par le nez (الاستنشاق
] (1]. Les limites du visage en considérant sa longueur vont d'où pousse les cheveux jusqu'au menton, et en considérant sa largeur jusqu'aux oreilles (2). Laver les bras avec les coudes (3). Essuyer toute la tête (4) avec les oreilles (5). Laver les pieds avec les chevilles (6). L'ordre et la succession (7). 

La preuve c'est la parole d'Allah تعالى qui signifie: « O les croyants! Lorsque vous vous levez pour la Salât (8), lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes (9); passez les mains mouillées sur vos têtes (10); et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles. » (Sourate 5 / verset 6). (11)

La preuve de l’ordre est le récit prophétique qui est : « commencez par ce avec quoi Allah a commencé » (12). La preuve de la continuité est le récit prophétique (صلى الله عليه وسلم) de celui qui avait un bout de son pied non touché par l’eau, d’après le prophète qui a vu un homme qui avait sur son pied un bout de la taille d’un dirham qui n’avait pas été touché par l’eau, il lui a alors ordonné de recommencé les ablutions. (13)

 

(1) : Ceci est le madhdab de l'imâm ahmad : le fait de remuer l'eau dans la bouche et d'inspirer et d'expirer l'eau par le nez rentre dans le lavage du visage. Il est obligatoire pour celui qui fait les ablutions de remuer l'eau dans sa bouche [مضمضة], d'inspirer et d'expirer l'eau par le nez [الاستنشاق]. Ce qui précède cela, c'est le lavage des deux mains trois fois. Ce sujet fait parti de ce que la sounnah a éclairci comme cela viendra (dans l'explication). (Les ablutions) sont mentionnées dans le Coran non détaillées puis elles ont été détaillées par la sounna.

(2) : Les limites du visage lorsque l'on considère sa longueur sont : l'endroit où poussent les cheveux et le menton. Le menton est compris dans le visage. Le menton est l'endroit où se rencontrent les deux cotés de la mâchoire (inférieure), l'os sur lequel se trouve la barbe s'appelle " lahm " [لحم], et l'endroit où se rencontrent les deux cotés de la mâchoire (inférieure) s'appelle menton [ذقن] avec la lettre dhâl [بالذال]. C'est pour cela que les gens [العامة] appellent la barbe [اللحية] menton [ذقن], ceci est un changement de sens. Le menton est l'endroit où se rencontrent les deux os et non le poil, les poiles (de la barbe) n'ont pas été appelés menton, et ne s'appelle pas menton. Ceci est un changement de la langue. La barbe, c'est la barbe. Elle a été appelé barbe [اللحية] car elle pousse sur les mâchoires [اللحيين], sur les mâchoires et le menton. La barbe est le poil des joues et du menton, et le menton est compris dans le visage, إلى الذقن
c'est-à-dire avec le menton.
Et en largeur, sa limite est le début des oreilles. Est-ce que les oreilles font parti du visage ou non ? Il y a ici une divergence entre les gens de science. L'imâm Ahmad voit que les oreilles font parti de la tête ; et la preuve c'est que la personne qui essuie sa tête essuiera ses oreilles avec la tête sans prendre une nouvelle eau (pour ses oreilles). Dans tous les cas, entrer les oreilles dans la définition du visage est un sujet de divergence. Si l'on prend l'avis que les oreilles ne font pas parti du visage, le sens de sa parole « jusqu'aux oreilles
 » : jusqu’à, c'est-à-dire au commencement (des oreilles), et le sens ne sera pas "avec les oreilles", les oreilles n'entrent pas dans le visage.

(3) : C'est-à-dire avec les coudes إلى (ilâ) signifie ici : avec. Le coude doit être lavé, mais plutôt il faut entreprendre le lavage du bras au dessus du coude pour être sûr d'avoir lavé le coude. Ce avec quoi l'obligation n'est complète qu'avec lui est une obligation [ما لا يتم الواجب الا به فهو واجب]. Entreprendre de laver le bras au-dessus du coude est obligatoire pour être sûr d'avoir lavé le coude, et ceci parce que le coude fait parti de "al yad" [اليد] dans le chapitre des ablutions. "Al yad" [اليد] a plusieurs sens. On peut utiliser " yad " pour désigner les mains (la paume et le dos de la main) ou pour désigner les avant-bras [الذراعين] ou pour désigner la totalité du bras dans sa longueur jusqu'aux dessous du bras [الإبط
]. Mais ici (on lavera) "al yad" avec les coudes.

(4) : Combien de fois ? Ce qui est obligatoire c'est d'essuyer (la tâte) une fois. Ce qui est correcte, c'est d'essuyer la totalité de la tête. Celui qui s'attribut au madhhab (école juridique) de l'imâm ach-châfi3iyy ou abî hanîfah ou autres qui voient qu'il n'est pas obligatoire d'essuyer la totalité de la tête doit changer sa manière de faire les ablutions. La cause de la divergence par rapport au verset sera mentionnée. Ce qui est obligatoire ici, c'est de revenir à l'éclaircissement du prophète [صلى الله عليه و سلم] dans la façon d'essuyer la tête. Ce que font certains, qui s'attribuent à l'école juridique de l'imâm ach-châfi3iyy, c'est-à-dire que l'un prend l'eau du bout des doigts et il fait ainsi (c'est a dire avec le bout de ses doigts , il fait cela trois fois), est une faute. Dans certaines de leurs branches, il y a l'avis qui permet d'essuyer ne serait ce qu'une partie des cheveux, un seul cheveu. Et ceci, en prétendant "la segmentation" [التبعيض] et que la lettre bâ [الباء] (dans le verset 6 de sourate al-mâ-idah) signifie "la segmentation". Mais qu'est-ce que cette explication après l'éclaircissement du messager d'Allah [صلى الله عليه و سلم] ?!! Il n'est pas permis d'être fanatique et de s'accrocher au sens linguistique après l'éclaircissement du messager d'Allah [صلى الله عليه و سلم], le messager [صلى الله عليه و سلم] est plus savant que toi dans le domaine de la langue arabe, le prophète [صلى الله عليه و سلم] a éclairci la façon d'essuyer la tête : tu mets tes deux mains au commencement de ta tête et tu les fais aller jusqu'à la nuque. Ensuite tu les fais revenir à l'endroit où tu as commencé. Cela est égal que tu considères cela une ou deux fois. Ce que les gens de science ont compris de ceci, c'est qu'elle est considérée une fois. La preuve est que tu n'as pas levé tes mains. Tu les as faites aller et revenir. Si tu avais fait comme ça et comme ça (je pense : faire un aller jusqu'a la nuque puis lever les mains puis reposer les mains et faire un retour c'est ce qui est compris du contexte mais ceci est à vérifier), tu considèrerais cela deux fois. Mais la façon que le messager [صلى الله عليه و سلم
] a utilisé, de sorte qu'il n'a pas levé les mains lorsqu'il est arrivé à la nuque est considéré comme étant une fois. Tu essuies ta tête une seule fois ensuite tu étends, c'est cela qui est obligatoire.

(5) : Ceci est le sujet que nous avions signalé. La parole du messager d'Allah [صلى لله عليه وسلم] : « les oreilles font parti de la tête». On a déduit de cela que les oreilles font parti de la tête et non du visage. Ce qui est d'origine ou correcte, c'est de ne pas prendre une nouvelle eau pour les oreilles, mais tu essuies tes oreilles et la tête avec l'eau que tu as prise pour essuyer ta tête. Il a été confirmé que ibn 3omar [ رضي الله عنه ] prenait de l'eau nouvelle pour ses oreilles, et peut-être qu'il a essayé de cacher cela à certaines personnes, car il a vu que cela contredisait l’avis de la majorité des compagnons. La majorité des compagnons ont compris de la parole du messager d'Allah [صلى الله عليه و سلم] : « les oreilles font parti de la tête »
, que l'on ne prend pas une nouvelle eau pour elles. Mais lorsque l'on a fini d'essuyer la tête, on essuie les oreilles : l'intérieur et l'extérieur avec le reste de l'eau utilisée pour la tête. On ne prendra donc pas pour elles une nouvelle eau.

(6) : On dira ici ce qui a été dit au sujet des coudes. Laver les chevilles est une obligation. Plutôt, il est obligatoire d'entreprendre le lavage du tibia, le début du tibia, pour que tu sois sûr d'avoir lavé les chevilles. Dans chaque pied, il y a deux " ka3b " [كعب], un " ka3b " à l'extérieur et un à l'intérieur. Il faut les laver. Ce sont deux os protubérants à la fin du tibia.

(7) : Parmi les obligations des ablutions, il y a l'ordre entre les membres, et la continuité [الموالاة], et ceci sans laisser un grand espace (entre le lavage de chaque membre) défini par l'usage. La preuve c'est la parole d'Allah تعالى qui signifie: « O les croyants! Lorsque vous vous levez pour la Salât, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes; et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles. »
(Sourate 5 / verset 6)

 

(8) Sa parole qui signifie : « O les croyants! Lorsque vous vous levez pour la Salât » signifie, lorsque vous voulez vous lever pour la prière.

 

(9) Sa parole qui signifie : « lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes » le sens de « jusqu’aux coudes » est « avec les coude ».

(10) Sa parole  وامسحوا برءوسكم  Cette lettre (en bleu) est celle au sujet de laquelle les juristconsultes ont divergé, est-elle pour le collage, la ségmentation ou est elle un ajout. Quelle est le sens de cette lettre? Ceux qui on compris de cette lettre qu'elle exprime (un essuyage) partiel ont dit que l'on se suffit de l'essuyage d'une partie de la tête, puis ils ont divergé sur cette partie, est ce que ce qui est voulu c'est la moitiée, le quart ou ne serait-ce que quelques cheuveux? Cette divergeance doit cesser lorsque tu a pris connaissance de l'explication du messager d'Allah puis tu dois dire qu'elle n'est pas pour la ségmentation, elle exprime le collage, le collage des deux paumes sur la tête.
 

 

(11) Dans la parole d’Allah:   وامسحوا برءوسكم  وأرجلكم ,  qui signifie : « passez les mains mouillées sur vos têtes; et lavez-vous les pieds » le terme   أرجلكم qui signifie : (et vos pieds) se lis de deux façon ; la première :

(وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ), « arjolakoum », c'est-à-dire : essuyez vos têtes et lavez vos pieds, l’autre lecture est : (وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلِكُمْ) « arjolikoum », c'est-à-dire essuyez vos têtes et vos pieds. Quand est ce que l’on essuie les pieds ? Lorsque tu portes khoffayn (chaussures qui montes aux chevilles en cuire) ou des chaussettes. Lorsque l’on lit le (verset) avec al jarr ( c'est-à-dire ‘’ arjolikoum’’) on explique cela par le fait que la personne porte ou des khoffayn ou des chaussettes, mais en dehors de cet état, il est obligatoire de laver le pied jusqu’au chevilles, c'est-à-dire avec les chevilles. Le verset : (فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ) , signifie lavez vos visage, d’où tient on que la ‘’ madmadah’’ et ‘’alistinchâq’’ entre dans le lavage du visage ? De la sunna ? La sunna est considérée comme éclaircissante, la sunna a éclaircit ce qu’est le visage ou plutôt comment lave- t-on le visage et que le madmadah et alistinchâq font parti du lavage du visage. La sunna a éclaircit le fait que les coudes et les chevilles entre dans le lavage des pieds et des bras, car le prophète –prière et salut d’Allah sur lui- faisait couler l’eau sur ses coudes jusqu’ à ce qu’elle se rependait sur le bras (au dessus du coude), la sunna éclaircit et explique le qor-ân. En ce qui concerne la tête comme vu précédemment, la sunna a expliquée le sens de la lettre  « باء » et (a montrée) que l’essuyage de la tête se fait une fois avec les oreilles.

 

(12) Le hadith a été rapporté à la forme informative et à l’imparfait,(( commencez par ce avec quoi Allah a commencé)) : cela signifie que le prophète [صلى لله عليه وسلم] a dit lorsqu’il est sorti de la porte de assfà (الصف) et qu’il a commencé a montrer sur le mont assfà ( je commence par ce quoi Allah a commencé) : c'est-à-dire dans la monté ou alors il dit à ses compagnons : ( commencez par ce quoi Allah a commencé ). On l’a rapporté de ces deux façons (à la forme informative et à l’imparfait). Dans tous les cas, ceci est une déduction pointilleuse de l’imâm Mohamed Ibn Abdelwahhàb – qu’Allah lui fasse miséricorde. Il a déduit de cela (le hadith’’ je commence ce par quoi Allah a commencé’’). L’ordre (dans les ablutions), comme s’il disait : ‘’ comme le prophète [صلى لله عليه وسلم] a déduit l’ordre (en se basant su) la parole d’Allah : 
( إن الصفا و المروة من شرائع الله) « As Safà et Al Marwah sont vraiment parmi les lieu sacres d’Allah » (sourate la vache / verset 158). ( إن الصفا
) certes As Safà : il commença par As Safà, et tira l’ordre ‘’ de ce verset’’ puis dit : ( je commence par ce par quoi Allah a commencé ) c'est-à-dire par As Safà et Al Marwah, ou alors il dit : ( commencez par ce par quoi Allah a commencé )
, c'est-à-dire par As Safà , par Al Marwah, par conséquent, nous disposons par ordre le lavage des membres car Allah a commencé par le lavage du visage, puis il a coordonné le reste des membres au lavage, nous devons ordonner de cette façon. Ceci est la démonstration (sur le fait que l’ordre est une condition des ablutions.

(13) L'imam a rapporté le récit prophètique dans son sens mais ceci est suffisant, il est permis de rapporter le récit prophètique dans son sens lorsque ceci donne le sens recherché. Il a vu un homme  qui avait sur son pied une marque qui n’avait pas été touchée par l’eau -équivalante à un ongle-, il lui a alors ordonné de recommencé, et ceci est l'endoit de la divergence, lui a-t-il ordonné de parfaire ses ablutions?...

 

Publié dans As SALAT - La Prière

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