Les conditions, piliers et obligations de le prière

Publié le par abou 'abdiLAHi

Les annulations des ablutions sont au nombre de huit :

Ce qui sort par les deux voies (1), Ce qui est impure et qui sort du corps (2), Ce qui perd la raison (3), Toucher une femme avec envie (4)

(5) Toucher ses parties intimes devant ou derrière, manger de la viande de chameau (6), Laver le mort (7), Apostasier ; que Allah nous préserve de cela. (8)


(1)
Ce qui sort des deux voies, que cela soit ordinaire ou non ordinaire comme le calcule binaire ou le ver (ce qui n’est pas ordinaire), annule les ablutions, ce qui sort des deux voies et qui est ordinaire comme l’urine et les selles qui annulent les ablutions à l’unanimité, quand à ce qui n’est pas ordinaire, il n’y a pas de divergence.

(2) Ce qui sort du corps et qui est impure comme le sang, le pu, le vomis, les remontées acides annulent les ablutions selon ce qui est le plus connu des madhhab de l’imâm Ahmed. Selon une deuxième version, ce qui sort ailleurs que les deux voies, n’annule pas les ablutions, que la quantité soit grande ou petite. Quand à la première version, ce que l’on considérera impur c’est ce qui est considéré impur  par l'usage (العرف), ce qui est considéré impur en grande quantité par (العرف) l’usage, parce l’on diverge selon l'usage (العرف), et tout ce dont la législation n’a pas donnée de délimitation, est renvoyé à (العرف) l’usage. Mais cette version n’est pas la plus forte, la version la plus forte est la deuxième, selon laquelle ce qui sort d'ailleurs des deux voies n’annule pas les ablutions, car il n’y a pas de preuve claire et authentique à ce sujet. Les étudiants en science font la différence entre ce qui est authentique et ce qui est claire. Une preuve peut être authentique mais non claire dans le sujet ; c'est-à-dire qu’elle peut être interprétée. Il y a parmi Les preuves utilisées ici pour l’annulation des ablutions par ce qui sort du corps et qui est impure le hadith selon lequel le prophète [صلى لله عليه وسلم] a vomi puis fait les ablutions. Puis par analogie à cela, on déduit le jugement du saignement du nez, du sang qui sort du corps, et des remontées acides, mais est ce que le hadith est claire. Même s’il est authentique, est ce qu’il est claire que les ablutions sont annulées, est ce que le simple fait que le prophète [صلى لله عليه وسلم] ait fait les ablutions et n’ordonne pas de les faire, est ce que cela prouve qu’il est une obligation de faire les ablutions ou bien cela prouve seulement qu’il est légifère de faire ses ablutions après avoir vomi. Par conséquent, la preuve n’est pas claire et c’est cela le sens de notre parole : « Il n’y a pas d’argument claire dans ce sujet ». Ce qui est plutôt connu des compagnons c’est qu’ils saignaient dans plusieurs occasions, comme pour le jihâd, ou lorsque l’un d’entre eux pressait son amputation et que celle-ci laissait couler le sang, ou un abcès duquel coulait le sang ou le pu, ils accomplissaient alors la prière sans refaire les ablutions, il n’était pas alors connu le fait de refaire les ablutions à cause de ce qui sortait du corps (hormis des deux voies), que ce soit en grande ou petite quantité. C’est pour cela que la deuxième version est la plus probable et ALLAH EST LE PLUS SAVANT. Les deux versions sont dans le madhhab et ce qui est plus probable est ce que nous avons mentionné.

(3) je ne connais pas de divergence à ce sujet.

(4) un autre sujet de divergence : Toucher la femme. Les savants de la jurisprudence ont divergés dans ce sujet selon trois avis :

La première voie : le simple fait de toucher une femme annule les ablutions, mais s’il n’est pas fait avec désir ; et ceci est le madhhab de L’imâm Ach- Chafiei.

La deuxième voie : le toucher avec envie annule les ablutions

La troisième voie : le simple fait de toucher  la femme n’annule pas les ablutions, ce qui annule les ablutions c’est le rapport sexuel,  il devient alors obligatoire de refaire le grand lavage, et cela est ce sur quoi est allé Ibn’Abbàs –  رضي الله عنه- . Lorsque les gens entraient en divergence avec lui (sur ce sujet), il mettait ses deux doigts dans ses oreilles et disait : « c’est le rapport sexuel (جماع). » Dans l’explication de la parole d’Allah :
أو لامستم النساء  qui signifie :  "Ou si vous touchez aux femmes ‘’...  (sourate la table servie, verset 6). Que l’on  dise (لامستم) laamastoum ou (لمستم) lamastoum [le toucher], le traducteur du Qor-àn  Abdullah Ibn ‘ Abbas a expliqué le toucher (el lams) par le rapport sexuel (جمأع) et ce qui est en dehors de cela (le rapport sexuel) n’annule pas les ablutions. Ceci est le troisième madhhab sur lequel sont les gens du hadith et c’est vers cela que nous penchons si Allah le veut et Allah est le plus savant.

(5) ceci comprend le devant et le derrière. Ils divergent sur celui qui touche l’organe d’un autre que lui-même. Lorsqu’il touche son propre organe, il y a unanimité (note du traducteur : Ceci est  une erreur car  c'est un sujet de divergence ; voir le livre At-tarjih fi masàil at tahàrah wa as-salàt de cheikh Bàz-moul à ce sujet). Que cela soit sur le devant ou sur le derrière, la divergence concerne le toucher des parties intimes d’un autre que soit même, mais lorsque nous suivons la prononciation du hadith qui est rapporté dans ce sujet, nous trouvons qu’il est en général alors le plus juste est que la personne fasse ses ablutions même si elle touche les parties intimes d’un autre que lui-même.

(6) Un autre sujet de divergence et seul L’imâm Ahmed a pris cet avis, quand à L’imâm Ach Chafiei, qui était très fervent dans le fait de suivre la sounnah, lorsque le hadith est parvenu à celui-ci, il dit à son élève L’imâm Ahmed : ô mon frère tu es plus savant que nous du hadith. Si un hadith te parvient, fait le nous savoir. Il lui demandait de lui faire savoir et de l’informer de l’authenticité d’un quelconque hadith car l’imâm Ahmed était connu pour son ardeur dans le fait de rassembler les ahàdiths et ce qui en est la preuve c’est son livre grandiose ‘’ masnad de l’imâm Ahmed’’. L’imâm Ach Chafiei était versé dans la déduction et fervent du fiqh (connaissance des jugements  tiré du hadith), il demandait donc à l’imâm (Ahmed) de l’informer de ce qui était authentique pour lui dans le hadith. Lorsque le hadith : celui qui mange de la viande de chameau doit faire les ablutions, lui est parvenu, l’imâm Ach Chafiei a dit : « S’il est authentique ceci est ma parole. » Le hadith lui est parvenu mais il n’était pas authentique pour lui et ceci est une des causes de la divergence entre les juristes  dans les branches de la jurisprudence. C’est ce qu’a mentionné l’imâm Ibn Taymiyya dans son livre : Lever le blâme dans imâms (رفع الملام عن الأئمة الأعلام ). Parmi les causes de divergences entre les gens de science il y a le fait qu’un hadith puisse parvenir à un imâm, comme le hadith par rapport à l’imâm Ach Chafiei, mais il n’est pas considéré authentique chez cet imâm. Il (l’imâm Ach Chafiei) vécu le reste de sa vie sans considérer le hadith (de la viande de chameau) authentique. Le hadith ne suffit pas en lui même, il faut donc que le hadith te parvienne et que tu le considères authentique et après cela il est obligatoire de l’appliquer. L’imâm Ach Chafiei mourut (رحمه الله تعلى) et ce hadith n’était pas authentique pour lui, puis il fut authentifié par les partisans de l’imâm. L’imâm Elbayhaqy a dit : Ce hadith est authentifié pour nous et ceci (le hadith) est notre parole et c’est le madhhab de Chafiei en se basant sur la règle qu’il a établi : Lorsque le hadith est authentique, ceci est mon madhhab, si ma parole contredit la parole du messager d’Allah-   صلى الله عليه و سلم , alors jetez la contre le mur. C’est ce que disait l’imâm Ach Chafiei et l’imâm Abou Hanifa a dit avant lui la même parole. Alors que ceux qui ‘’prétendent le suivre’’, sont le plus fanatique et les plus accrochés à l’avis des hommes. Les quatre imâms sont innocents de ce que font les fanatiques parmi ceux qui suivent aveuglement et qui mettent l’avis des hommes et leur madhhab avant la sounnah du messager d’Allah -صلى الله عليه و سلم mais l’imâm Abou Hanifa est parmi les plus dur à ce sujet, il dit : Il est illicite de nous suivre aveuglement sans savoir d’où nous avons puisé cette parole. Ceci est rapporté par Ibn Abdilbarr et l’auteur "des annotations " Ibn Abidim dans l’interdiction de l’imâm Abou Hanifa du suivi aveugle jusqu'à ce que la personne sache d’où a t- il pris cet avis. Malgré cela, certain suive fanatiquement les avis attribués à leur madhhab, même si ils (les avis) ne sont pas leurs paroles (des imâm), simplement parce que ces avis s’attribuent à son madhhab ils voient qu’il faut mettre ces avis avant les ahàdiths authentique. Un d’entre eux dira : ‘’ Si cent hadiths me parviennent et que ceux-ci contredisent le madhhab, je mettrai en avant le madhhab’’ que cette parole est mauvaise !!! Cette parole ressemble à celle des positivistes qui ont mis en avant l’avis des hommes dans le domaine constitutionnel en sachant l’authenticité des preuves de la législation. Celui-ci ne suit plus la sounnah du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. Celui qui a atteint ce niveau de fanatisme qu’il lise la parole d’Allah تعلى qui signifie : « Non !... Par ton seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront pas demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à la sentence] » (sourate les femmes, verset 65). Il est obligatoire au mouslim de se soumettre au messager d’Allah  صلى الله عليه و سلم  pour que se prétention soit correct. Le passage témoins dans ce point, c’est que l’imâm Ach Chafiei s’est abstenu concernant l’authenticité du hadith, il n’a pas été authentifié pour lui mais après lui le hadith a été authentifié et ce hadith est authentique pour nous, il est donc obligatoire que l’on ait pour parole ce hadith. Si tu étudiais auparavant la jurisprudence selon le madhhab de l’imâm Ach Chafiei alors apprends son madhhab et sache que ceci est conforme à son madhhab.

(7) De même parmi les sujet sur lesquels on diverge : le lavage du mort. Ce qui est correct, c’est que cela n’annule pas les ablutions et ne rend pas  obligatoire le lavage (الغسل). Le hadith : Celui qui lave le mort, qu’il se lave et celui qui le porte, qu’il fasse les ablutions. est un hadith faible. En effet c’est l’imâm Ahmed lui-même qui la affaibli  même si d’autre l’on authentifier. Si on veut rassembler les avis, nous dirons qu’il est préférable de faire les ablutions, et c’est le plus éloigné des degrés que l’on puisse donner. Quand à dire que c’est obligatoire alors ça non ! Celui qui porte le mort n’est pas obligé de faire les ablutions, cette version est peu probable et la version prépondérante est la deuxième c’est à dire la version qui est dans le madhhab, et Allah est plus savant.

(8) Je ne connais pas de divergence à ce sujet et Allah est plus savant.

Publié dans As SALAT - La Prière

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