qu'est ce que signifie considérer /ou rendre licite (الاستحلال) un péché.

Publié le par abou 'abdiLAHi

بسم الله الرحمن الرحيم


الحمد لله رب العالمين وصلى الله وسلم على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم


Le Cheikh Abo Abderrahman bandar ben Nâyif Al-Otayby a dit dans sont livre "al-hokm bi ghayri mâ anzala Allah" préfacé par le cheikh Mohammed ben Hasan ben Abderrahman Âli Cheikh:

« Le deuxième sujet:

Al istihlâl est une chose du coeur car en réalité c'est avoir la conviction que c'est licite.

Le grand savant ben Taymiya a dit: " Et al istihlâl est avoir la conviction qu'elles sont licites pour lui..." (As-sârim al maslôl).

Le grand savant Ben Al-Qayim a dit: "Le mostahill (celui qui considère licite) d'une chose est celui qui la fait en aillant la conviction que c'est licite..." (Ighâthato al-lahfân 1/382).

L'imâm Ben al-Otheymin a dit en répondant à " quelle est la règle de al-istihlâl pour lequel le serviteur devient mécréant ? "

Il a dit: "Al-istihlâl est que la personne ait la conviction que ce qu'Allah a interdit est licite, quand à al-istihlâl par l’acte (faire l'acte) on regarde: si la personne pratiquait l'usure et qu'il n'avait pas la conviction que c'est licite mais il persévère dans cela on ne le rend pas mécréant car il ne le rend pas licite. Mais s'il disait " Certes l'usure est licite" et il entendait par la l'usure qu'Allah a interdit alors il devient mécréant car il dement Allah et son messager" (porte ouverte 3/97, rencontre 50 : question 1198).

Je dis (Cheikh bandar al Oteyby): Ce qui est une affaire du coeur on ne le connaît qu'avec la déclaration de ce qui est en soit.

Le troisième sujet :

Les indices n’ont pas d’effet quand au fait de juger la personne qui fait l’acte comme étant quelqu’un qui le considère licite.

La preuve de cela est dans l’histoire de l’homme qui a tué un groupe de musulman et qui, lorsque Osamah Ben Zayd –qu’Allah les agrées- l’eut dominé, prononça l’attestation de foi, Osamah –qu’Allah l’agrée- le tua alors en pensant qu’il ne l’avait dit que pour échapper à son sabre. Le prophète –prière et salut d’Allah sur lui- le réprimanda et dit : « l’as-tu tué après qu’il ait dit lâ ilâha illâ Allah ?! »… (Al Bokhari : 4269,6872). Osamah –qu’Allah l’agrée- dit à son sujet : Il ne cessait de le répéter au point que j’eusses voulu être entré en islâm ce jour là… (Al Bokhari : 4269, 6872, Mouslim : 273). Et dans une prononciation : « as-tu ouvert son cœur pour savoir s’il l’avait dit ou pas ?! »… (Mouslim : 273). Et dans une version : « Que va tu faire avec lâ ilâha illâ Allah lorsqu’elle viendra le jour de la résurrection ?! »… (Mouslim : 275).

Je dis : Si prendre des indices était considéré quand à juger de ce qui est dans les cœurs, l’effort de Osamah Ben Zayd –qu’Allah les agrées- est plus digne de cette considération. Il c’est rassemblé en cette homme comme indices, que l’on ne trouve pas chez un autre que lui, ce qui renforce le fait de croire ou dire que son islâm n’était pas sincère, malgré cela Le prophète –prière et salut d’Allah sur lui- a annulé l’effort de ce noble compagnon (Osamah –qu’Allah l’agrée-), et il n’a pas permis de prendre des indices pour juger de ce qui est dans les cœurs. L’effort d’un autre que le compagnon mérite plus d’être annulé.

Le grand savant Al khattâby –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Dans sa parole (as-tu ouvert son cœur) il y a une preuve que le jugement se produit sur ce qui est apparent et que les arrières pensées (ou intensions) sont confiées à Allah »… (ma3âlim as-sonan 2/234).

Cheikh al islâm Ben Taymya a dit : “ Et de la même façon la foi: Elle a un début et une perfection, un apparent et un caché, lorsqu’on lui rattache (à la foi) les jugements de la vie d’ici bas, parmi les droits et les châtiments, comme la préservation du sang, des biens, des héritages ou les peines de la vie d’ici bas, ils ( ses jugement) seront rattachés à son apparent (de la foi), et autre que cela n’est pas possible, car rattacher cela (les jugement) à ce qui est intérieur est irréalisable, même si parfois on peu faire une estimation, ceci est difficile au niveau du savoir et de la capacité, alors on ne sait pas cela d’une science avec laquelle il (cela) serait établi dans l’apparent. Et on ne peut pas châtier celui dont on ne sait pas cela de lui dans son intérieur »… (Al fatâwâ 7/322).

L’imâm ben Bâz –qu’Allah lui fasse miséricorde- fut questionné au sujet de celui qui ne prend pas pour juge la législation d’Allah, il dit alors : « Il ne sera mécréant que s’il considère cela licite, et s’il prétendait qu’il ne considère pas cela licite nous prendrions l’apparent de sa parole et nous ne le jugerions pas mécréant »… (J’ai fait les annotation de l'assise du cheikh à sa parole qui concerne le chapitre 3 du livre de la foi de l’authentique de Al Bokhari daté 27/7/1417 hégire, celui qui lisait à cette époque était le noble cheikh Abdelaziz As-sadhân –qu’Allah lui accorde la réussite-).
Le quatrième sujet :

Al istihlâl (considérer quelque chose licite) n’est ni déduit de l’acte, ni de la continuation, et ni de la persévérance, la preuve de cela est de quatre aspects :

Le première aspect est que personne des prédécesseurs parmi les gens de science n’a professé cela, et si c’était une vérité ils nous auraient précédé en cela.

Le deuxième aspect est que cela implique une opposition entre deux preuves d’unanimité :

1_L’unanimité quand à ne pas rendre mécréant les pécheurs.

Al Hâfidh Ben Abdel bar –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Les gens de la sounnah et du groupe – et il sont les gens de la compréhension et de la tradition prophétique- ont été unanimes que personne ne sort de l’islam par son péché – même si celui-ci est énorme- »… (At-tamhîd 16/315).

Je dis : cette unanimité est absolu et il n’y a pas en celle ci de restriction, elle englobe donc le pécheur qui continue (dans son péché) et celui qui persévère.

2_L’unanimité de la mécréance de celui qui considère le péché licite.

Cheikh al islâm Ben Taymyah –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit: « Celui qui pratique les interdit en les considérant licite est mécréant a l’unanimité »… (As-sârim al maslôl).

Je dis : Le fait qu’ils aient donné l’unanimité, de façon absolu, quand au fait que le pécheur n’est pas mécréant, avec l’unanimité de la mécréance de celui qui considère l’interdit licite, est une preuve tranchante qu’il ne considère pas la continuation, et la persévérance comme étant istihlâl ( considérer licite). Apprend cela car certes c’est important.

Le troisième aspect est que cela implique de rendre mécréant les pécheurs, et ceci est ce à quoi les gens de la sounnah sont unanimement opposés. Celui qui commet le péché toute sa vie, qui continue à le faire et qui persévère dans cela – par l’acte- est mécréant pour celui qui a décidé cela (l’avis opposé dans le sujet), car il le considère comme considérant licite ce qu’Allah a rendu illicite, et il n’est pas mécréant à l’unanimité des gens de la sounnah.

Le quatrième aspect est que la réalité de al istihlâl est la conviction de la permission – comme vu précédemment-, et on ne peut pas connaître la conviction – d’une science certaine- si ce n’est avec la déclaration (de celui qui a cette conviction) de ce qui est en lui, et c’est pour cela que nous trouvons parmi les désobéissants qui s’exposent au péché une reconnaissance de ce péché, et une sensibilité au conseil, parfois un d’eux a beaucoup en tête de se repentir, et sans aucun doute, il n’est pas possible de considérer celui qui est dans cette situation comme quelqu’un qui considère (le péché licite), car on ne peut pas concevoir al istihlâl (considérer le péché licite) avec la reconnaissance du péché.

Cinquième sujet:

Certain parmi ceux qui disent que l'on reconnaît le fait de rendre licite à travers l'acte, utilisent comme argument ce qui a été authentifié concernant l'affaire de l’homme qui s’est marié avec la femme de son père, le prophète a donc ordonné de le tuer (Tirmidhi : 1362 ; An-nasâ-i : 3331 ; Ibn mâjah : 2607). Dans certaines prononciations du récit prophétique : « Il a pris ses biens… » (Abou Dâwôd : 4425 ; An-nasâ-i : 3332). Il a été mentionné l’ajout : « Ces biens ont été divisés en 5 » (Ibn Hajar l’a attribué à An-nasâ-i, Ibn mâjah, Ibn Abi khothayma, Ibn As-sakan, Al-bâwardy et d’autres) … »

Il dit ensuite :
«Je dis le fait que ses biens aient été divisés en 5 prouve qu’ils ont été considérés comme « fay » et « al fay » est « tout bien pris des mécréants sans combat »(c’est ce qu’a dit Ben Kathir dans son exégèse du Coran 4/396 verset7 sourate al hashr). Ceci prouve qu’il a été tué apostat.

Puis je dis : Cette argumentation n’est pas exacte, car le récit est porté au sens que le prophète a su que cette homme considère licite cela au fond de son cœur. La preuve de cela est de trois sortes.

La première : Les gens de l’époque de l’ignorance rendaient licite le mariage avec la femme du père, ils le considéraient comme faisant partie de l’héritage, alors cette homme qui est dans le récit a fait ce que les gens de l’époque de l’ignorance faisaient, il l’a fait en aillant la conviction que c’est licite.
Le grand savant as-sindi a dit : « (Il s’est marié avec la femme de son père) selon les règles des gens de l’époque de l’ignorance, ils se mariaient avec les femmes de leurs pères, Il comptaient cela comme faisant partie de l’héritage c’est pour cela qu’Allah a mentionné l'interdiction de cela spécifiquement par sa parole (qui signifie) : «Et n’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C’est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite! » (Sourate les femmes verset 22) il y a une hyperbole dans la réprimande. Cet homme a donc suivi leur chemin en considérant cela licite, il est donc devenu apostat, et a été tué pour cela. Et ceci est l’explication du récit prophétique chez ceux qui ne disent pas selon son sens apparent ». (Explication de sonan An-nasâ-i, récit 3332).

La deuxième : Les imâm –qu’Allah leurs fasse miséricorde- ont cité que cette homme avait la conviction que c’est licite.
L’imâm Ahmad –qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Nous voyons – et Allah est plus savant- que cela provient de lui en le considérant licite » (Masâ-il de son fils Abdullah 3/1085/1498).

Et l’imâm At-tahawiy –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Ce marié a fait ce qu’il a fait en le considérant licite (على الاستحلال) comme ils faisaient à l’époque antéislamique, il est devenu à cause de cela apostat, et le messager a alors ordonné qu’on fasse de lui ce que l’on fait de l’apostat … » (Charh ma’âny al-âthâr ; 3/149).

Et le grand savant Ach-chawkâni a dit : «il faut impérativement porter le hadîth au sens que cet homme qu’il –prière et salut d’Allah sur lui - a ordonné de tuer est connaisseur de l’interdiction et qu’il l’a fait en la considérant licite et ceci fait parti des causes de la mécréance » (Nayl al-awtâr 7/131).

La troisième : Les gens de science ne rendent pas mécréant celui qui fait l’adultère avec la femme de son pere, même si il le faisait avec elle mille fois.

Je dit : Et si la mécréance de celui qui s’est marié avec la femme de son pere n’était dû qu’au fait qu’il s’est permis ses parties intimes (à elle) par l’acte sans le considérer licite dans son cœur, ils auraient rendu mécréant celui qui a fait l’adultère avec la femme de son père. Apprend cela car certes c’est important. » Fin de citation.
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Abû 'Abdilleh 03/09/2008 09:39

'afouen jviens de m'apercevoir que cela venais de ce livre:

الحكم بغير ما أنزل الله ، الشيخ أبو عبد الرحمن بندر بن نايف العتيبي

pouvais vous me dire si l'orthographe est bonne, afin de me le procurer, bârak Allahou fîkoum.

Abû 'Abdilleh 03/09/2008 09:04

Bârak Allâhou fîkoum
cet article est très bénéfique et permet de "al-isthlêl" car les khawarij insistent beaucoup dessus.
Ceci est-il une traduction d'un audio ou une traduction d'un livre. car si c'est un audio je souhaiterais l'avoir.