Qu'est ce que signifie la modification (التبديل)de la législation ?

Publié le par abou 'abdiLAHi

بسم الله الرحمن الرحيم
الحمد لله رب العالمين وصلى الله وسلم على نبينا محمد وآله وصحبه



Le Cheikh Abo Abderrahman bandar ben Nâyif Al-Otayby a dit dans sont livre "al-hokm bi ghayri mâ anzala Allah" préfacé par le cheikh Mohammed ben Hasan ben Abderrahman Âli Cheikh (page 36 à 41):


« La sixième situation: Le fait de modifier la lois (التبديل)
Sa forme est qu'il juge par autre que ce qu'Allah a révélé en prétendant que ce par quoi il juge est le jugement d'Allah

Son statut juridique : Ils ont été unanime que cette situation provoque la grande mécréance.

La preuve de cela: L'unanimité.

Cheykh Al-islâm Ben taymiyyah -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit:«Et la
personne lorsqu'elle légalise l'illicite unanimement reconnu comme tel; rend illicite le licite unanimement reconnu comme tel, ou modifie (بدّل) la législation unanimement reconnue est mécréante appostat à l'unanimité des jurisconsultes».. ( Al-Fatâwâ, 3/267).


Il y a six sujets qui se rattachent à cette situation


Premier sujet :

La mécréance dans cette situation est liée au reniement (جحود) car le fait qu'il attribut son jugement au jugement d'Allah comprend son reniement du jugement qu'il a délaissé.

Deuxième sujet :

Ce juge sera mécréant dans cette situation même s'il ne modifie que dans une seule affaire, le nombre n'est pas pris en compte car l'unanimité n'est pas liée à cela et il n'est pas correct de restreindre une preuve sans preuve.


Troisième sujet :

Celui qui pense qu'il n'est pas obligatoire que dans la modification (التبديل) on attribut ce avec quoi on est venu à la religion a commis une erreur et cela s'éclairecit de quatre façon:

La première:

Le grand savant Ben Al-'araby a dit - et ceci est ce qu'a rapporté le grand savant Ach-Chanqity d'après le grand savant Al-Qortoby tout en étant d'accord avec lui -qu'Allah leur fasse miséricorde-: « s'il juge par ce qui vient de lui en prétendant que ceci vient d'Allah alors c'est de la modification (تبديل) qui rend obligatoirement mécréant».. (Ahkâm Al-Qor-ân, 2/625)


La deuxième:

Cheykh Al-islâm Ben taymiyyah -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit: «La législation modifiée(مُبدّل) est le mensonge sur Allah, son messager ou sur les gens par le faux témoignage, ce qui est semblable et l'injustice évidente. Celui qui dit : "Certes ceci fait parti de la législation d'Allah " a mécru sans aucune divergence» ( Al-Fatâwâ 3/268).

Je dit: Regarde -qu'Allah te garde- comment il a exliqué la modifiée comme étant rattaché à la prétention, il l'a nommé mensonge sur Allah et son messager, et il a citer la parole du prétendant: « ceci fait parti de la législation d'Allah », ensuite il a mentionné que c'est de la mécréance san divergeance.

La troisième:

Si le simple fait de changer était de la modification (تبديل) ceci impliquerait la contradiction entre deux consensus:

1_ L'unanimité sur la mécréance du modificateur sans restriction.

Cheykh Al-islâm Ben taymiyyah -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit:«Et la personne lorsqu'elle légalise l'illicite unanimement reconnu comme tel; rend illicite le licite unanimement reconnu comme tel, ou modifie (بدّل) la législation unanimement reconnue est mécréante appostat à l'unanimité des jurisconsultes».. ( Al-Fatâwâ, 3/267).

2_ L'unanimité quand à ne pas rendre mécréant celui qui est injuste dans le jugement

Al Hafiz Ben Abdel bar – qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Les savants ont été unanimes sur le fait que l'injustice dans le jugement fait parti des grands péchés pour celui qui le fait intentionnelement en sachant cela»… (At-tamhîd 14/9).

Je dit: Il est obligatoire d'avoir la certitude que la forme de la modification n'est pas la simple substitution, car ils ont donné de façon absolue l'unanimité quand à juger de la mécréance du modificateur en étant unanime sur le fait de ne pas rendre mécréant pour l'injustice qui est un changement (استبدال) dénué de cette attribution (à Allah). Apprend cela car certes c'est important.

La quatrième -et elle est en relation avec ce qui précède-:
Si la modification (التبديل) n'était pas différente du chagement (الاستبدال) ceci impliquerait que l'on rende mécréant ceux qui font des péchés, comme celui qui rase sa barbe et qui laisse trainer sont Izar par orgueuille car chaqu'un d'entre eux a la caracteristique du chagement (الاستبدال) attendu qu'il a échangé le jugement d'Allah par celui de sa passion.

Le grand savant Ben Hazm -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit:« Certes Allah a dit -ce qui signifie- :(Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. ) (sourate la table servie verset 44) et il a dit -ce qui signifie-: (Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. ) (sourate la table servie verset 45), et il a dit -ce qui signifie-: ( Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers.) (sourate la table servi verset 47); il est obligatoire aux Mo'tazilites de déclaré mécréant tout désobeissant, injuste, et pervers car toute personne qui pratique la désobeissance n'a alors pas jugé avec ce qu'Allah a révélé»… (Al-Fasl 3/278).

Le quatrième sujet :

Personne n'a contesté le fait de rendre mécréant le modificateur (المبدل), mais certains gens de mérite ont contesté la forme de la modification et ce qui est juste c'est ce qui a été expliqué antécédement.

Le cinquième sujet :

Certain gens de mérite se sont opposé à l'exposé de la forme de cette modification - de la façon qui a précédé- en pretextant que la modiffication n'existe pas sous cette forme, et cette oposition est rejeutée pour deux raison:

1_ Dire que cela n'existe pas à notre époque, ceci à sa part de vérité, mais quand à dire que ceci n'existe pas de façon absolue alors ce n'est pas juste car ceci a été fait pas les Juifs lorsqu'ils pratiquaient la mise du charbon sur le visage de l’adultérin en délaissant la peine, le prophète –prière et salut d’Allah sur lui- les a questionnés : « Que trouvez vous dans la torah au sujet de la lapidation ? ». Ils dirent : « nous les déshonorons et nous les fouettons »… (Al Boukhari : 3635). Et dans une version : « Vous ne trouvez pas la lapidation dans la torah ? ». Ils dirent : « Nous ne trouvons rien dans celle-ci ! »… (Al Bokhari : 4556). Et lorsque leur lecteur eut lu dans la torah, il mis sa main sur le verset de la lapidation, il lut ce qui été avant et après lui (ce qui était avant et après le verset) !»... (Al Bokhari : 4556).

Je dit: Il y a ici le fait qu'ils ont nié le jugement d'Allah, qu'ils ont ramené un autre jugement à la place et ont prétendu que ceux avec quoi ils sont venus est le jugement d'Allah.

2_ Le but n'est pas de faire descendre la forme de cette modification au niveau des gouverneurs contemporains même si cela est en changeant la forme de l'affaire, plutôt le but est la précision de la forme qui a été voulu par les gens de science et au sujet de laquelle ils ont rapporté l'unanimité quant à ce qui est de rendre mécréant à cause d'elle, même si elle n'arrive que peu ou rarement, même si elle est inexistante -à cette époque-. On ne prend pas en considération la posibilité que ceci arrive ou pas.

Le sixième sujet :

Certains parmi ceux qui contredisent l'exposé de la forme de cette modification ont utilisé comme argument la parole de l'imam Al-Bokhâry -qu'Allah lui fasse miséricorde-: « Abo Bakr ne s'est pas tourné vers quelque conseil attendu qu'il avait le jugement d'Allah sur ceux qui on fait une séparation entre la prière et l'aumône légale et ont voulu modifier (تبديل) la religion». (dans son autentique avant le récit prophètique 7369).

En vérité, l'utilisation de cet argument n'est pas juste car Al-Bokhâry -qu'Allah lui fasse miséricorde- ne voulait désigner qu'un peuple qui est tombé dans la modification dans le sens que j'ai exposé car ils ont prétendu que délaisser l'aumône fait parti de la religion et ils ont utilisé comme argument la parole d'Allah qui signifie: (Prélève de leurs biens une Ṣadaqa) (Sourate Le repentir verset 103), pour montrer que l'aumône ne se donne qu'au messager.

Le preuve de cela est dans ce qu'a dit Al-Hafidh Ben Hajar -qu'Allah lui fasse miséricorde- : «Al Qâdy 'yâd et d'autres ont dit : " les apostats ont été de trois sortes (...) un troisième genre qui a continué dans l'islâm mais a renié l'aumône légale et ils ont interprété que celle-ci est spécifique au prophète, et ils sont ceux au sujet desquels Omar a débatu avec Abi Bakr sur les fait de les combattre, comme ceci a eu lieu dans le récit du chapitre »... (Fath Al-Bâry 12/288, avant le récit numero 2924).

Je dit: L'affaire s'est arrangée, le problème s'est estompé, et la parole de l'imâm Al-Bokhâry s'est rangée avec ce que j'ai exposé
.» Fin de citation.

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